Un projet d’éoliennes censuré pour protéger l’œuvre de Proust
La maison de tante Léonie accueille le musée Marcel Proust, à Illiers-Combray. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Eric Houdas
La maison de tante Léonie accueille le musée Marcel Proust, à Illiers-Combray. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Eric Houdas
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Les paysages d’« À la recherche du temps perdu » ne seront pas dotés d’éoliennes. Selon les informations du Parisien, la cour administrative d’appel de Versailles a débouté le producteur d’électricité renouvelable H2Air, qui l’avait saisie après s’être vu refuser le droit d’implanter quatre éoliennes à Dangeau (Eure-et-Loir), non loin des lieux décrits par Marcel Proust dans son œuvre.
Les juges craignent un « impact visuel » au sein d’un « secteur patrimonial et touristique fort du département de l’Eure-et-Loir, constitué de la vallée du Loir, des communes de Bonneval, d’Illiers-Combray, d’Alluyes et de Saumeray ». Illiers-Combray, où Marcel Proust a passé son enfance, est classé comme site patrimonial remarquable (SPR) : ce classement « trouve son fondement dans la protection et la conservation de paysages étroitement liés à la vie et à l’œuvre de Marcel Proust », selon la cour administrative d’appel de Versailles.
En 2023, le Conseil d’État avait déjà censuré un projet de parc éolien à Montigny-le-Chartif et Vieuvicq pour des motifs similaires, rappelle Le Parisien. En mai 2024, des habitants du village des Dauffrais s’étaient également battus contre un projet de méthaniseur à Illiers-Combray, au motif qu’il porterait atteinte à la beauté des paysages décrits dans ce monument de la littérature française.
À Aix-en-Provence, c’est aussi au nom du patrimoine artistique que des associations se sont organisées, cette fois contre un projet de nouveau quartier pouvant accueillir 10 000 habitants. Ledit quartier se trouve en effet en face de la montagne Sainte-Victoire, là où le peintre Cézanne a réalisé ses plus beaux chefs-d’œuvre.