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Alimentation

Un rapport parlementaire propose l’interdiction des nitrites, cancérigènes, dans la charcuterie

Dans son rapport rendu mercredi 13 janvier, la mission d’information parlementaire sur les sels nitrités préconise une interdiction progressive des nitrites dans les charcuteries.

Les charcuteries sont classées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) [1], cancérogènes certains pour l’humain depuis 2015. « La charcuterie est cancérogène et la plupart des Français en consomment des quantités importantes, qui excèdent largement les recommandations sanitaires », constate le rapport. Or, « de nombreux scientifiques incriminent, pour expliquer cette cancérogénicité, les nitrites et nitrates ajoutés dans la charcuterie », souligne-t-il encore. Les preuves scientifiques sont suffisamment fortes pour avoir convaincu les trois rapporteurs de la mission, trois députés de la majorité, à savoir le député Richard Ramos (Modem), et les députées En Marche Barbara Bessot-Ballot et Michèle Crouzet.

Ils estiment par ailleurs qu’« il est parfaitement possible de produire une
charcuterie de qualité sans nitrite, ni nitrates ajoutés et parfaitement sûre d’un
point de vue bactériologique »
. Donc, que les fabricants de charcuteries peuvent se passer de ces additifs.

Lancée en mars 2020, la mission a auditionné plus d’une quarantaine d’acteurs du monde de la charcuterie, des artisans-traiteurs aux industriels, ainsi que plusieurs chercheurs. À l’issue de ces travaux, sa première recommandation est d’« interdire l’utilisation des additifs nitrés dans la charcuterie à compter du 1er janvier 2023 pour les produits à base de viande non traités thermiquement [jambon cru ou saucisson par exemple] et à compter du 1er janvier 2025 pour l’ensemble des produits de charcuterie ».

Les recommandations suivantes proposent, notamment, un fonds d’accompagnement des TPE et PME de la charcuterie pour adapter leurs recettes, une baisse de la quantité d’additifs nitrés autorisée en attendant l’interdiction, ou encore la mise en place d’un programme national d’éducation au goût.

Une grande partie de ces recommandations sont déjà reprises dans la proposition de loi déposée par les rapporteurs en décembre dernier sur le bureau de l’Assemblée nationale, et qui devrait être examinée par les députés en première lecture le 28 janvier prochain.

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