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Viande de girafe, écailles de pangolin : coup de filet contre le trafic d’espèces sauvages

Des écailles de pangolin ont été massivement saisies lors de cette opération internationale.

30 000 animaux vivants, des dizaines de milliers de mètres cubes de bois obtenu illégalement, près de 6 tonnes de viande de brousse (viande d’animaux sauvages provenant notamment des zones tropicales )… Voici une partie de l’énorme butin intercepté par les autorités de 134 pays, lors d’une opération coordonnée contre le trafic d’animaux sauvages, baptisée Thunder 2025.

En un mois, 4 640 saisies ont été effectuées et près de 1 100 suspects arrêtés. Un record pour cette opération qui existe depuis neuf ans, chapeautée par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes.

« Si les saisies d’animaux vivants ont atteint un niveau inédit, principalement en raison d’une forte demande pour les animaux de compagnie exotiques, l’essentiel du trafic d’espèces sauvages porte sur des restes, des parties ou des produits dérivés de ces animaux, souvent destinés à la médecine traditionnelle ou à des spécialités culinaires », détaille Interpol dans un communiqué de presse. Des écailles de pangolins, des ossements de primates et des cornes de rhinocéros ont été massivement saisis.

Viande de primate et de girafe

L’opération a aussi mis en évidence une augmentation du commerce illégal de viande de brousse, avec une hausse marquée des flux de l’Afrique vers l’Europe. : « Les autorités belges ont intercepté de la viande de primate, tandis que les services kényans ont saisi plus de 400 kg de viande de girafe », précise Interpol.

Autres victimes moins évidentes du trafic : les insectes et arthropodes exotiques. Près de 10 500 papillons, araignées et insectes, dont beaucoup protégés par la Convention de Washington, ont été saisis lors de cette opération.

« Partout dans le monde, les animaux sauvages sont de plus en plus souvent prélevés de leur habitat naturel et acheminés vers le commerce d’animaux de compagnie, où ils sont vendus à des acheteurs qui peuvent les acquérir d’un simple clic. On pourrait facilement imaginer que ces acheteurs vivent dans des endroits lointains, mais la vérité est que ce commerce est florissant ici, en France, et largement répandu en Europe », pointe Lionel Hachemin, directeur du programme de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages de l’ONG Ifaw France.

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