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En brefA69

Conflit d’intérêts et A69 : le président de la commission d’enquête ne sera pas inquiété

L'épouse de Jean Terlier est une cadre du groupe Pierre Fabre, qui a reconnu avoir financé le projet d'autoroute A69.

Le risque de conflit d’intérêts concernant Jean Terlier, président de la commission d’enquête parlementaire sur l’A69, n’est « pas établi », estime le déontologue de l’Assemblée nationale, Jean-Éric Gicquel. Le sujet est devenu brûlant depuis l’annonce mi-mars du groupe Pierre Fabre, qui reconnaît avoir participé au financement de la construction de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, puisque l’épouse du député Renaissance est une cadre influente du groupe pharmaceutique depuis dix-neuf ans.

« Pas de bénéfice financier ou matériel »

Beaucoup y voient un conflit d’intérêts et réclament la démission de Jean Terlier, mais le déontologue de l’Assemblée nationale Jean-Éric Gicquel, a estimé que ce n’était pas le cas, « compte tenu, notamment, du lien distendu » entre les fonctions de l’épouse et l’objet de la commission d’enquête sur le montage juridique et financier de l’A69. Selon le déontologue, le couple ne tire pas non plus de bénéfice financier ou matériel avec la construction de l’autoroute, puisqu’il ne détient pas de participation au sein du groupe Pierre Fabre.

« Le risque que l’exercice de votre mandat parlementaire soit influencé ou puisse paraître influencé par la profession de votre épouse ou par les prises de participations de l’entreprise qui l’emploie, et que son caractère indépendant, objectif et impartial soit mis en doute, autrement dit qu’un risque de conflit d’intérêts soit caractérisé, ne me paraît pas établi », résume Jean-Éric Gicquel. C’était la seconde fois qu’il était saisi sur le sujet, pour une conclusion identique.

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