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Politique

Des arbres, des vélos et des polémiques : deux ans de mandat pour les maires écolos

La presqu'île de Confluences, à Lyon.

Depuis deux ans, les maires écologistes sont à la tête de grandes villes comme Lyon et Bordeaux et de communes moyennes comme Besançon ou Tours. Comment ces territoires ont-ils évolué ? Quels changements y sont opérés ?

C’était la fameuse « vague verte ». En 2020, lors des élections municipales du 28 juin, les écologistes ont remporté plusieurs grandes villes : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble. Mais aussi des villes moyennes, comme Besançon, Tours, Annecy ou Poitiers. Deux ans plus tard, s’il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet de l’action de ces nouveaux maires, nous avons voulu observer les premières évolutions.

Nous avons donc choisi de faire un focus sur la ville de Lyon. Dans la troisième plus grande ville de France, les changements se constatent à l’œil nu : davantage de verdure dans les espaces publics, moins de voitures, plus de vélos… « On adapte la ville pour être capables de faire face aux épisodes de chaleur », se targue Grégory Doucet, maire de Lyon, dans un entretien qu’il nous a accordé.

L’action écologique ne se résume pas aux questions de nature et de pistes cyclables : les élus veulent également mettre en avant une politique de justice sociale. La métropole de Lyon (remportée elle aussi par un écologiste, Bruno Bernard) a donc lancé il y a un an un « RSA jeune », un dispositif qui prend ses marques.

« Les élus Verts avancent plutôt par petits projets », estime Aurélien Martinez, auteur du livre Quand les Verts arrivent en ville. Interviewé par Reporterre, ce journaliste nous raconte que, de Grenoble à Poitiers, les maires ont du mal à s’emparer de certains sujets, comme la culture ou la sécurité. Parmi leurs autres difficultés : la mise en place d’une véritable démocratie participative, des tensions avec l’opposition, des polémiques à répétition… Des freins qu’ils espèrent lever dans les quatre prochaines années de leur mandat.

À lire :

Grégory Doucet, maire de Lyon : « Je n’ai pas l’impression d’être un dangereux dogmatique »

À Lyon, on expérimente un « RSA pour jeunes »

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