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Transports

L’avenir des trains de nuit attendra la fin de l’été

Deux nouvelles viennent assombrir la reprise des trains de nuit, prévue pour ce samedi 4 juillet, après plusieurs moins d’interruption pour cause de Covid-19.

Tout d’abord, alors que le gouvernement devait rendre au Parlement un rapport sur l’avenir des trains de nuit d’ici fin juin, le ministère des Transports a finalement annoncé que sa sortie était retardée en raison de la crise du coronavirus, et qu’il « devrait être prêt à la fin de l’été ».

Dans ce rapport, l’exécutif doit s’intéresser au « développement de nouvelles lignes de TET » (trains d’équilibre du territoire, les Intercités), « en précisant, en particulier, les conditions d’une amélioration de l’offre des trains de nuit au regard de leur intérêt pour répondre aux besoins de désenclavement des territoires les plus éloignés des grands axes de circulation, ainsi que de liaisons nationales et intraeuropéennes et pour réduire l’empreinte écologique ».

La SNCF n’exploite plus que deux lignes de trains de nuit en France, de Paris à Briançon (Hautes-Alpes), et de Paris à Rodez, Cerbère (Pyrénées-Orientales) et Latour-de-Carol (Pyrénées-Orientales) — avec des bus de substitution entre Toulouse et Latour-de-Carol pour cause de travaux.

Mais, deuxième nouvelle qui laisse dans l’incompréhension les usagers du train de nuit, le Paris-Rodez ne circulera plus que les vendredi, samedi et dimanche. Ce, « du fait du manque d’un agent pour séparer et manœuvrer la partie de ce train allant vers Rodez les autres jours », nous apprend une association locale de défense de la ligne, l’association de défense de la gare d’Assier et de promotion du rail. « Il est inconcevable de mettre en péril l’économie de ces deux départements [Lot et Aveyron] pendant deux mois pour un poste qui n’est pas pourvu et une organisation défaillante de la part de la SNCF », proteste-t-elle dans un courrier à Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux transports.

Ce dernier leur a répondu en proposant une correspondance par Toulouse, qui allonge le trajet de près de 4 heures.

  • Sources : Libération et Association de défense de la gare d’Assier et de promotion du rail
  • Photo : © Didier Labetrandie

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