Le conducteur de SUV qui a écrasé le cycliste Paul Varry sera jugé pour meurtre
Paul Varry a été tué le 15 octobre 2024, à Paris, par un automobiliste. - Wikimedia Commons / CC / JPlot
Paul Varry a été tué le 15 octobre 2024, à Paris, par un automobiliste. - Wikimedia Commons / CC / JPlot
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L’automobiliste qui a écrasé le cycliste Paul Varry sera jugé pour meurtre devant la cour d’assises. Telle est la décision de la magistrate qui a instruit le dossier, a appris le 12 mai Le Parisien.
Le drame remonte au 15 octobre 2024, à Paris. En fin de journée, en retard pour déposer sa fille à un rendez-vous médical, Ariel M. avait emprunté la bande réservée aux cyclistes avec son SUV Mercedes. Selon plusieurs témoins, le pneu de sa voiture serait entré en contact avec le pied de Paul Varry.
Une altercation aurait alors eu lieu entre le cycliste et l’automobiliste, un quinquagénaire déjà condamné pour escroquerie et verbalisé une quinzaine de fois en quinze ans pour des infractions au Code de la route. D’après l’expertise en accidentologie, Ariel M. aurait fini par accélérer tout en tournant son volant en direction de Paul Varry, le percutant et l’écrasant.
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« Empathie modeste »
D’après la juge d’instruction, citée par Le Parisien, ces « manœuvres, qui supposent plusieurs manipulations positives », et ce, « en dépit des alertes visuelles et sonores » et de la « présence de la victime dans [le] champ de vision » du conducteur, démontrent la volonté de ce dernier de heurter la victime. « Il ne pouvait ignorer » qu’en accélérant vers le cycliste, sans chercher à l’éviter, avec sa voiture de « plus de 2 tonnes », il « allait causer la mort du jeune homme », estime-t-elle.
La « majorité des témoins oculaires » ont « eu le sentiment », au regard de la « manière » dont le véhicule « a tourné ses roues puis brutalement foncé » vers la victime, que le conducteur avait agi « de manière intentionnelle », rapporte la juge d’instruction. Elle note par ailleurs qu’Ariel M. n’a exprimé devant l’expert qu’une « empathie modeste » vis-à-vis de Paul Varry. Militant pro-mobilités douces au sein de l’association « Paris en Selle », ce dernier avait 27 ans lorsqu’il est mort sous ses roues.
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