Le trafic de pangolin se poursuit malgré le coronavirus

Durée de lecture : 1 minute

3 avril 2020 / Robin des Bois



Selon l’association Robin des bois, qui suit particulièrement le trafic de la faune et de la flore sauvages, la douane de Malaisie a saisi le 31 mars 2020 à Port-Klang, en Malaisie, 6,16 tonnes d’écailles de pangolins d’une valeur estimée à 17,9 millions de dollars étasuniens, soit 2.900 $/kg. La destination finale ne pouvait être que la Chine, selon Robin des bois. Qui poursuit :

Cette saisie d’écailles est la plus importante réalisée en Malaisie depuis le début de l’année. Le conteneur transportait officiellement des noix de cajou. Le voyage d’un porte-conteneurs entre l’Afrique de l’Ouest, par exemple le Nigeria, et la Malaisie dure environ deux mois. Donc, cette expédition noix de cajou/écailles de pangolins a été organisée entre des trafiquants africains et des revendeurs chinois début 2020 après le déclenchement de l’épidémie de Covid-19 en Chine et l’émergence de la pandémie.

Cette filière noix de cajou avait déjà été repérée :

  • en mai 2019, au Vietnam, avec une saisie de 5,264 tonnes d’écailles réparties dans deux conteneurs maritimes de 20 pieds (151 sacs étaient remplis d’écailles et 63 de noix de cajou). Les deux conteneurs arrivaient du Nigeria ;
  • en mai 2018, au Vietnam, avec une saisie de 87 sacs contenant 3,3 tonnes d’écailles au milieu de sacs de noix de cajou en transit pour le Cambodge ;
  • en septembre 2014, à l’aéroport de Hô-Chi-Minh-Ville, au Vietnam, avec une saisie de 40 kg d’ivoire brut dans un colis de noix de cajou ;
  • en 2012, à Manille, aux Philippines, avec une saisie de 6 cornes de rhinocéros dans un conteneur maritime transportant des noix de cajou en provenance du Mozambique. »

  • Photo : © JKMD

Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre



Lire aussi : Les pangolins sont porteurs de coronavirus liés au SRAS-CoV-2, indique une étude scientifique
DOSSIER    Animaux Coronavirus

30 mai 2020
La transition c’est trop tard, il faut une politique d’urgence climatique
Tribune
29 mai 2020
Total se rêve en vert ? Les associations détruisent son écoblanchiment
Info
29 mai 2020
(Ré)apprendre la bicyclette : après le Covid-19, le boom des vélo-écoles
Alternatives


Dans les mêmes dossiers       Animaux Coronavirus





Du même auteur       Robin des Bois