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En brefSanté

Les moustiques piquent davantage les humains à mesure que la biodiversité décline

Un moustique (illustration).

Chikungunya, dengue, paludisme… Autant de maladies potentiellement mortelles transmises par les moustiques. Et ce n’est pas près de s’arrêter : ces insectes piqueurs attaquent davantage les humains à mesure que la biodiversité décline, d’après une étude publiée le 15 janvier dans la revue Frontiers in Ecology and Evolution.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont capturé plus d’un millier de moustiques dans la forêt atlantique près de Rio de Janeiro, une région réputée pour sa biodiversité, mais dévastée par la déforestation. Ils ont ensuite analysé le sang contenu dans les femelles. Résultat, outre des oiseaux et des amphibiens, les moustiques capturés « ont une nette tendance à se nourrir principalement d’humains ».

Pour Sergio Lisboa Machado, chercheur et coauteur de l’étude, les humains représentent l’hôte le plus répandu et le plus accessible dans les zones pauvres en diversité animale. « Les moustiques sont éclectiques et opportunistes, ils se nourrissent de la source disponible qui leur demande le moins d’énergie à trouver, assure le chercheur, interrogé par Libération. Et plusieurs éléments attirent les moustiques, tels que les émissions de dioxyde de carbone, la température corporelle, la sueur… »

Vu le déclin alarmant de la biodiversité, il y a fort à parier que nous deviendrons bientôt le plat principal des insectes piqueurs, avec des risques de transmission accrus de maladies. D’où l’importance des politiques de prévention et de gestes individuels adaptés pour les combattre.

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