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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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En bref — Animaux

L’État autorise davantage de tirs de loups

Le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes, chargé du dossier loup, a présenté mardi 28 mai des nouvelles mesures d’aides face aux attaques de loups, sans faire l’unanimité chez les éleveurs et les protecteurs de cette espèce protégée.

Lors d’une réunion du « groupe national loup et activités d’élevage » à Lyon, l’Office national de la chasse et de faune sauvage (ONCFS) a confirmé que le nombre de loups en France avait dépassé le seuil des 500 adultes à la sortie de l’hiver, sans donner le chiffre exact, qui devrait être connu début juin, selon des participants interrogés par l’AFP. Ce nombre correspond au seuil minimum de viabilité démographique du Canis lupus, classé vulnérable sur la liste rouge française de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le plan loup actuel prévoyait de l’atteindre en 2023.

Le gouvernement a décidé de relever le pourcentage de loups pouvant être tués d’une fourchette de 10-12 % à 17-19 %, comme annoncé en mars par Emmanuel Macron.

L’État finance actuellement des dispositifs de protection dans les zones de prédation (parcs électrifiés, chiens, gardiennage par des bergers). Il existe deux types de zones en fonction de la fréquence des attaques. Il est prévu d’en ajouter une troisième, un « cercle 0 », avec possibilité d’un gardiennage permanent des troupeaux par des bergers, de tirs de défense par trois personnes et d’« autoriser les tirs de prélèvement […] dès que le niveau de prédation n’est plus acceptable », selon un document consulté par l’AFP.

L’État a également prévu de délimiter une zone difficile à protéger, en Aveyron, Tarn, Hérault et Lozère, avec la possibilité de tirs de défense sans mise en place préalable de mesures de protection.

Le retour du loup, qui avait été éradiqué dans l’Hexagone dans les années 1930, oblige pouvoirs publics et éleveurs à réapprendre à coexister avec ce prédateur. En 2018, 3.674 attaques ont eu lieu contre plus de 12.500 animaux, principalement des ovins. Ces attaques se concentrent sur les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et la Savoie.

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