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Ligne très haute tension : un militant résiste encore à la gendarmerie

Forêt des Landes (illustration). Le mégacâble électrique devant relier la Gironde au Pays-Basque espagnol sera en grande partie immergé dans l’océan, à l’exception de la traversée des Landes où il sera enfoui sous terre.

La bataille continue dans les forêts. Le 16 janvier, via un arrêté, la préfecture des Landes a ordonné l’évacuation des militants opposés au chantier de ligne à très haute tension. Perchés depuis le 4 janvier dans les pins d’un bois de Hossegor, ces « écureuils » tentaient de ralentir l’avancée de ce projet d’interconnexion entre la France et l’Espagne.

À l’aube, une trentaine de militaires s’est déployée autour de la plateforme, où demeuraient deux activistes. Parmi les gendarmes figuraient les sous-officiers de la Cnamo, une unité spéciale de la gendarmerie intervenue sur l’A69 et sur laquelle Reporterre a déjà enquêté.

Les négociations n’ayant abouti sur un accord, la préfète des Landes — également sur place — a autorisé l’interpellation des militants écologistes. Si l’un s’est rendu sans heurts, l’autre — équipé d’un hamac et de quelques vivres — s’est réfugié à une vingtaine de mètres du sol, d’après le média Ici Gascogne-.

Avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature

Le mégacâble électrique devant relier la Gironde au Pays-Basque espagnol sera en grande partie immergé dans l’océan, à l’exception de la traversée des Landes où il sera enfoui sous terre. Un tel ouvrage nécessite de défricher une zone s’étendant sur 27 km de long, et jusqu’à 7 m de large, précise La Relève et La Peste-.

En 2022, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a émis un avis défavorable sur le projet, basé sur le manque d’alternatives étudiées. La proposition d’un tracé bis — longeant l’autoroute A63 — est pourtant défendue par les activistes. Seulement, celle-ci est rejetée en bloc par RTE, à la tête des travaux, qui évoque des contraintes techniques trop imposantes.

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