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Macron muet sur l’écologie lors de son discours sur l’Europe

Emmanuel Macron a surtout vanté une « Europe puissante », défendu « la démocratie libérale » et « l’humanisme européen ».

Plus d’une heure de monologue sur l’Europe… et l’écologie à peine mentionnée. Tel est le bilan du discours qu’Emmanuel Macron a prononcé jeudi 25 avril à la Sorbonne.

Le président de la République a plaidé pour une meilleure « protection de nos forêts et de nos océans » : « Notre Europe est un trésor que nous avons reçu en héritage et que nous allons transmettre, et tout ce que je viens de dire ne peut pas se faire en supprimant des ressources naturelles qui ne sont pas irremplaçables », a poursuivi le chef de l’État à propos de la biodiversité. Il a également souhaité une « décarbonation de l’économie ».

Et voilà. Pour le reste, Emmanuel Macron a vanté une « Europe puissante », défendu « la démocratie libérale » et « l’humanisme européen ».

« Un discours lunaire qui emmène l’Europe droit dans le mur »

Un déni écologique que n’ont pas manqué de dénoncer les candidates de gauche. « Le dérèglement climatique, grand absent d’un discours lunaire qui emmène l’Europe droit dans le mur, a notamment twitté Marie Toussaint. M. Le président, le nouveau pacte de prospérité que vous défendez est une chimère parce qu’il ne prend pas en compte l’impératif écologique. »

Les actes d’Emmanuel Macron au niveau européen ne collent pas tout à fait avec l’image « pro-européenne » progressive qu’il s’est construite et a défendu, une nouvelle fois, dans son discours de la Sorbonne. En mai 2023, il était par exemple le premier à appeler à une « pause » dans la réglementation européenne.

Les eurodéputés macronistes ont détruit les garde-fous environnementaux

Ce faisant, « Emmanuel Macron a décidé d’inscrire la France aux côtés de la droite, de l’extrême droite et de ceux qui souhaitent tuer dans l’œuf toute ambition écologique européenne supplémentaire », dénonçait Manon Aubry dans Reporterre.

La France s’est aussi opposée, ou s’est attachée à détricoter plusieurs textes importants, en particulier sur la directive devoir de vigilance, censée punir les infractions environnementales des multinationales, ou sur l’interdiction de techniques de pêche destructrices.

Les eurodéputés du groupe Renaissance (le parti présidentiel) au Parlement européen ont voté pour détruire les garde-fous environnementaux de la Politique agricole commune (PAC) et contre un amendement pour une plus juste répartition des aides. 

Lire aussi : Le devoir de vigilance adopté, mais affaibli par la macronie

Enfin, la France déroge à certains des objectifs européens en lien avec la transition écologique, en matière de pollution de l’air ou de part des énergies renouvelables dans son mix énergétique.

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