Moins nocif que fumer, vapoter n’est pas sans danger, selon l’Anses
Un lien possible a été détecté avec des atteintes des voies respiratoires, notamment la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive). - © Wikimedia Commons / CC BY 4.0 / Commission européenne
Un lien possible a été détecté avec des atteintes des voies respiratoires, notamment la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive). - © Wikimedia Commons / CC BY 4.0 / Commission européenne
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Vapoter n’est pas sans danger. Le 4 février 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié pour la première fois une étude sur les effets de la cigarette électronique sur la santé.
Selon cette expertise basée sur près de 3 000 publications scientifiques, rapports internationaux et déclarations des industriels, vapoter peut augmenter la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Un lien possible a aussi été détecté avec des atteintes des voies respiratoires, notamment la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), maladie respiratoire chronique qui se caractérise par une obstruction progressive des voies respiratoires, ce qui rend la respiration de plus en plus difficile avec le temps.
Aucune étude n’a montré de développement de tumeurs jusqu’à présent, mais des effets cancérogènes possibles sont envisagés. Enfin, chez les femmes enceintes vapoteuses, l’exposition aux substances chimiques peut avoir un impact sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus. « La toxicité va aussi dépendre du comportement du vapoteur. Il peut régler la puissance, aspirer de manière plus ou moins forte… », précise Sébastien Anthérieu, toxicologue à l’université de Lille interrogé par Libération. L’usage passif de la vape n’a pas été étudié.
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Malgré ces risques, le tabac fumé reste beaucoup plus nocif, responsable de 75 000 décès annuels en France, dont 45 000 par cancer. « L’enquête conclut donc que la vapoteuse peut être utilisée pour arrêter de fumer, mais elle doit rester une option transitoire », juge Benoît Labarbe, chef de l’unité d’évaluation des produits du tabac et produits connexes à l’Anses. Un objectif en contradiction avec les pratiques de l’industrie, qui cible les jeunes non-fumeurs. Selon l’étude, environ 6 % des Français vapoteraient quotidiennement en 2024, majoritairement des fumeurs ou anciens fumeurs.