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Guide pratique

Pièges à éviter, bonnes idées : le kit de survie pour un Noël écolo

Reporterre vous partage une sélection de ses meilleures informations sur la période de Noël.

Se passer de crevettes et de fausse neige, opter pour du chocolat transporté à la voile ou des cadeaux d’occasion... Voici nos derniers articles sur Noël pour des fêtes plus éthiques.

Ça y est, c’est le grand jour : celui des sapins illuminés, des tables bien décorées, des cadeaux de toutes les couleurs. Vingt-quatre heures féeriques pour certains, pénibles (et tristes) pour d’autres.

Pour l’occasion, Reporterre vous partage une sélection de ses meilleures infos sur le sujet. De quoi remettre en question certaines traditions de Noël, rêver à d’autres manières de faire la fête, et affûter ses arguments écolos lors des inévitables débats en famille.

Les pièges à éviter

  • La fausse neige décorative

On vous la vend sous forme de poudre ou de mignons petits flocons blancs pour enchanter votre réveillon. En réalité, il s’agit de polypropylène, polyéthylène et de polystyrène. Moins féerique, dit comme ça. Ces microplastiques sont surtout très polluants et se disséminent partout. Comme Amazon, Truffaut, Carrefour et consorts continuent tout de même de les promouvoir et de les vendre (étonnant, non ?), le député Philippe Bolo (MoDem) a déposé une proposition de loi pour les interdire.

Lire : Des microplastiques sous le sapin

  • Les Smartbox

« Ça m’a donné envie de vomir de savoir que je donnais de l’argent à Stérin ! » témoigne Maïté, gérante d’un camping alternatif dans l’Allier. Comme elle, de nombreux responsables d’écolieux, gîtes à la ferme, cabanes ou tipis sont gênés par leur partenariat avec Smartbox. Ces coffrets-cadeaux, souvent offerts à Noël, proposent des expériences insolites.

En cause, l’idéologie de son fondateur et propriétaire : Pierre-Édouard Stérin. Ce milliardaire d’extrême droite veut investir 150 millions d’euros sur les dix prochaines années pour faire progresser les idées extrémistes dans la société française. Parmi ses objectifs : aider le Rassemblement national à « gagner 300 villes » aux municipales de 2026. Une idéologie bien éloignée de ce que promeuvent les écolieux.

Lire : Ces lieux « nature » gênés de figurer dans les Smartbox du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

  • La frénésie de cadeaux

Cette année, plus de 300 millions de présents seront offerts en France à Noël, soit une moyenne de 6,5 cadeaux par personne. Synonyme de bonheur et de partage pour certains, cette tradition est aussi source de stress, engendre du gaspillage et a des conséquences significatives sur l’environnement. Une étude de l’Ademe révèle que, durant les fêtes de fin d’année, les Français émettent près de 6,3 millions de tonnes d’émissions équivalent CO2 et plus de la moitié proviennent des cadeaux.

Parmi les plus gros contributeurs : les bijoux et produits high-tech. Parmi les moins émetteurs : les livres. Quant au gaspillage, 1 Français sur 4 avoue recevoir des objets qu’il n’utilise jamais, mais conserve malgré tout.

Lire : La face cachée des cadeaux de Noël

  • Et à table : les crevettes

Ce sont les tristes reines des apéros de Noël. Chaque année, à l’approche des fêtes de fin d’année, les crevettes s’écoulent en milliers de tonnes. Pour que l’on puisse s’en bâfrer, les industriels pratiquent un geste cruel, mais méconnu : arracher les yeux des femelles reproductrices, qui contiennent une glande influençant leur système hormonal. Les couper leur permet d’augmenter la production. Contrairement au Royaume-Uni, en France, la majorité des enseignes de la grande distribution (Lidl, Carrefour, E.Leclerc, U, Casino, Auchan, Metro…) continuent de vendre des crevettes issues d’élevages pratiquant cette technique.

Lire : L’arrachage des yeux, une pratique cruelle généralisée dans les élevages de crevettes

Les bonnes idées

  • Du foie gras végane

Reporterre a voulu savoir ce que valaient les alternatives végétales au foie gras, de plus en plus nombreuses sur le marché. Six journalistes de la rédaction ont testé cinq produits à l’aveugle achetés en grande surface à base de noix de cajou, graisses végétales ou levure, et une recette maison. Verdict : si certains sont bons, ils ne remplacent pas le foie gras à l’identique. En revanche, les épices, le champagne, les truffes donnent l’impression d’un produit festif. Aussi, ces alternatives coûtent beaucoup moins cher : 30 euros le kg contre une centaine d’euros le kg pour un bloc de foie gras entier.

Lire : Le faux foie gras, une alternative crédible et efficace

  • Du chocolat artisanal transporté à la voile

La plupart des chocolatiers qui confectionnent les pralinés et truffes que vous dégusterez à Noël n’ont jamais touché de fèves de cacao. Sur les 1 700 recensés en France, ils sont moins de 200 à maîtriser tout le processus, de la graine au produit fini. C’est le cas de Samuel Moro, alias « le sauvage », qui pousse la démarche jusqu’à faire venir ses fèves — bio — en voilier, avant de les torréfier, broyer et cuisiner de ses propres mains, dans son atelier du Doubs.

Lire : Ces artisans cherchent des solutions pour un chocolat plus éthique


  • Des jouets en bois

La profusion de gadgets en plastique sous le sapin fait exploser votre écoanxiété ? Nous avons déniché, dans les Hautes-Alpes, une usine de fabrication de jouets en bois. Après avoir failli disparaître en 2023, elle a réussi à remonter la pente grâce à l’investissement de passionnés. Marmottes, animaux de la ferme, licornes... Toute sa production est fabriquée et peinte à la main. De quoi enchanter les enfants sans résidus de pétrole.

Lire : On a trouvé l’atelier du Père Noël… dans les Alpes

  • Des cadeaux de seconde main

Et si vous aussi, vous êtes tentés chaque année d’offrir un cadeau d’occasion par conviction écologique, mais reculez par peur de passer pour une pince : c’est normal. La démarche nécessite de surmonter « la préférence normative pour le neuf » encore vive dans notre société. Le choix de l’occasion pour Noël se heurte à de nombreux freins : difficulté de trouver un objet précis, peur d’offrir un cadeau de piètre qualité et de décevoir ses proches... Ils peuvent heureusement être levés grâce à quelques astuces simples, comme par exemple en prévenant ses proches de son envie à l’avance, ou en recourant à des vendeurs de produits d’occasion professionnels, qui proposent une garantie.

Lire : Offrir un cadeau d’occasion, ce geste qui est tout sauf radin


Les ressources pour débattre

Vous redoutez déjà le moment où votre beau-frère va vous bassiner sur les mérites de l’intelligence artificielle à Noël ? Reporterre a pensé à vous pour survivre à ce moment difficile et vous livre dix informations sur le coût écologique de l’IA. D’abord, elle consomme autant d’électricité que la Bretagne et provoque déjà des pénuries. Pour alimenter les data centers, Meta et autres se ruent sur les générateurs à gaz. Si bien que d’ici cinq ans, l’IA pourrait émettre autant de CO2 que l’Espagne. Les besoins en eau sont aussi gigantesques : d’ici 2027, l’IA devrait engloutir l’équivalent de la moitié de la consommation annuelle du Royaume-Uni. Avec tout ça, vous clouerez le bec de votre beau-frère et, peut-être même, le ferez changer d’avis !

Lire aussi : 10 infos clés pour survivre aux débats de Noël sur l’intelligence artificielle

Ce n’est pas la première année que Reporterre s’attache à esquisser les contours d’une fête écologique, pleine de petits plaisirs et de surprises. Pour échapper au sapin plein de pesticides, concocter de savoureux repas sans saumon, ni gibier au plomb, ni déforestation, et mener chaleureusement l’offensive dialectique, retrouvez tous nos conseils impérissables.

Lire aussi : Le guide ultime pour un Noël écolo et réussi

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