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Tableau de Monet ciblé : 48 h de garde à vue pour la militante écologiste

Une militante du collectif Riposte alimentaire a collé une affiche « cauchemardesque » sur la vitre des « Coquelicots » de Claude Monet, au musée d'Orsay, le 1er juin 2024.

Les actions menées par des écologistes dans les musées continuent. Le 1er juin, une militante du collectif Riposte alimentaire (successeur de Dernière rénovation) a recouvert d’un poster auto-adhésif le tableau « Les Coquelicots » de Claude Monet, exposé au musée parisien d’Orsay. Le tableau était protégé par une vitre et a pu être remis en exposition après un bref examen, a précisé la direction de l’établissement à nos confrères de Franceinfo.

La jeune femme a été interpellée par la police et est sortie de garde à vue le 3 juin en fin d’après-midi, selon les informations de Reporterre, avec un contrôle judiciaire. Son audience a été fixée au 2 juillet à 13 h 30. De son côté, le musée envisage de porter plainte.

Sur la vidéo de l’action, publiée sur le réseau social X de Riposte alimentaire, on aperçoit l’activiste coller sur le tableau impressionniste une image de paysage calciné, censé figurer un champ de coquelicots en 2100. L’œuvre de Monet ciblée, achevée en 1873, représente pour sa part des promeneurs dans un champ luxuriant, constellé de coquelicots et d’herbes hautes.

« Ce tableau cauchemardesque devant nous, c’est ce qui nous attend si aucune alternative n’est mise en place ! À +4 °C, c’est l’enfer qui nous attend », a expliqué la militante après avoir appliqué le poster auto-adhésif sur le tableau, et collé sa main au mur où il est accroché. La mention de « +4°C » fait référence à la hausse de la température à laquelle le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a dit s’attendre pour 2100.

Elle a ensuite demandé, au nom du collectif Riposte alimentaire, « la mise en place de la Sécurité sociale de l’alimentation », un système qui permettrait à tous d’avoir accès à des produits bio et locaux, grâce à un système de cotisations.

Le collectif Riposte alimentaire, qui défend une alimentation durable, multiplie depuis plusieurs mois les actions. En janvier, un de ses membres avait aspergé de soupe « La Joconde », qui était protégée par une vitre. En février, c’est sur un tableau de Claude Monet exposé au musée des Beaux-Arts de Lyon, « Le Printemps », qu’ils avaient jeté du velouté.

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