Loi Séparatisme : un média brestois perd ses subventions
Manifestation contre la loi Séparatisme devant l’Assemblée nationale en 2021. - © L.A. Coalition Libertés associatives
Manifestation contre la loi Séparatisme devant l’Assemblée nationale en 2021. - © L.A. Coalition Libertés associatives
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Le média associatif vidéo brestois Canal Ti Zef a perdu une subvention de 2500 euros pour « non-respect du contrat d’engagement républicain ». C’est une première en Bretagne selon les journalistes de Splann. La signature de ce contrat est imposée aux associations qui sollicitent des subventions depuis l’entrée en vigueur de la loi Séparatisme en 2022. Si le préfet estime qu’il n’est pas respecté, il peut s’opposer au versement de l’argent. « Cette décision est d’autant plus effrayante qu’elle est non justifiée », a réagi l’association, qui réalise des reportages, des formations, des ateliers d’éducation aux médias et des projections de films.
Canal Ti Zef aurait été sanctionné à cause de son soutien au squat culturel l’Avenir, où le média organisait des évènements. Le lieu, où vivait des gens depuis huit ans, a été expulsé en juillet 2023.
Trois autres associations — Radio U, Ekoumène et le Patronage laïque Guérin — se sont vues refuser la même subvention sur décision préfectorale. Toutes sont proches de l’Avenir.
Ce contrat est combattu depuis son origine par la Ligue des droits de l’Homme, qui y voit un « moyen de pression contre le pluralisme politique ».