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Déchets nucléaires

En Haute-Marne, le projet de laverie nucléaire toujours à l’arrêt

En Haute-Marne, les élus semblent avoir pris le relais des mobilisations citoyennes contre l’implantation du projet Unitech à Suzannecourt, destiné à laver la totalité du linge radioactif porté par les ouvriers du nucléaire en France.

Le 8 janvier 2021, on apprenait ainsi par le Journal de la Haute-Marne qu’une requête avait été déposée pour faire annuler la décision de la préfecture autorisant le projet. Portée par le maire de Joinville, elle a été jugée irrecevable par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne mais l’édile, Bertrand Ollivier, compte faire appel et saisir la cour administrative d’appel de Nancy. « J’ai le conseil municipal avec moi », explique le maire au Journal de la Haute-Marne. Le conseil a en effet voté une motion de défiance vis-à-vis du projet en juillet 2020.

Le projet de laverie nucléaire suscite une vive opposition localement depuis plus de deux ans. Malgré les manifestations et les avis déposés au cours de l’enquête publique à 87 % défavorables, la préfecture avait donné son feu vert en juin 2020 et délivré son autorisation d’exploitation. Les travaux avaient débuté pendant l’été, avant qu’un énième coup de théâtre ne vienne mettre le projet à l’arrêt. En septembre dernier, le conseil général de Haute-Marne a voté à l’unanimité une motion contre son implantation. Plusieurs recours juridiques ont également été déposés. Un premier a été rejeté en juillet mais un autre est toujours en cours d’examen. Porté par le Collectif contre Unitech, il a l’appui du cabinet d’avocats de Corinne Lepage.

Interrogé sur les recours des élus locaux par la chaîne locale Puissance Télévision, le directeur d’Unitech, Jacques Grisot, a dit travailler sur différentes pistes. S’il dit vouloir privilégier l’implantation en Haute-Marne et améliorer l’acceptabilité du projet pour que « cette installation se passe de manière sereine dans le temps », il n’exclut pas non plus une possible délocalisation.

  • Source : Reporterre
  • Photo : © Lorène Lavocat/Reporterre

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