Le « commando » de chefs d’entreprise pro-A69 condamné à de lourdes amendes
Ces panneaux, affichés sur la voie publique, visaient à révéler l’identité des opposants locaux à l’A69 et à les dissuader de poursuivre la lutte. Ils ont été floutés pour préserver l’anonymat des opposants. - La Voie est libre
Ces panneaux, affichés sur la voie publique, visaient à révéler l’identité des opposants locaux à l’A69 et à les dissuader de poursuivre la lutte. Ils ont été floutés pour préserver l’anonymat des opposants. - La Voie est libre
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Les cinq chefs d’entreprise ont échappé à la prison avec sursis, requise par le parquet lors du procès. Le 2 juin, le tribunal correctionnel de Castres a rendu son délibéré dans l’affaire du « commando pro-A69 », sur laquelle Reporterre a enquêté.
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Poursuivis pour des faits de dégradations de biens et d’association de malfaiteurs, les prévenus ont été relaxés, le tribunal estimant que le dossier manquait de preuves matérielles. Ils écopent toutefois d’amendes grimpant jusqu’à 2 500 euros pour divulgation d’informations personnelles, d’après notre consœur de France 3, et devront verser des dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts aux treize victimes constituées parties civiles.
Les cinq cadres et entrepreneurs, parmi lesquels figuraient deux élus, avaient été placés en garde à vue fin juillet 2025. Il leur était reproché d’avoir organisé des opérations commandos contre les militants opposés au projet d’autoroute, devant relier Toulouse à Castres. Un mois plus tôt, plusieurs propriétés avaient été dégradées à la peinture rouge. Des pancartes affichant l’identité de neuf habitants du coin avaient aussi été plantées sur des routes passantes, avec la mention : « Hébergeurs ou soutiens de voyoux. »