COP28 à Dubaï : des activistes craignent pour leur sécurité
Au moins vingt-six Émiratis ont été emprisonnés pour avoir émis pacifiquement des critiques politiques, selon Amnesty International. - Pexels/CC/Christian Konopatzki
Au moins vingt-six Émiratis ont été emprisonnés pour avoir émis pacifiquement des critiques politiques, selon Amnesty International. - Pexels/CC/Christian Konopatzki
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Les défenseurs du climat se mettent-ils en danger en participant à la COP28, qui débute le 30 novembre à Dubaï ? Asad Rehman, de la Coalition pour la justice climatique, a déclaré que ses collègues et lui étaient « très préoccupés par le fait que des personnes puissent être détenues et arrêtées » aux Émirats arabes unis, rapporte Ouest-France. L’activiste a également fait part de ses « inquiétudes plus globales sur l’ampleur de la surveillance », et notamment le fait que les autorités puissent accéder à des communications numériques grâce à des technologies de surveillance.
La monarchie pétrolière du Golfe, hôte de cette vingt-huitième « conférence des parties » sur l’action climatique internationale, fait partie des pires régimes en matière de respect des droits humains. Au moins vingt-six Émiratis ont été mis derrière les barreaux pour avoir émis pacifiquement des critiques politiques, selon Amnesty International. Se rendre coupable « de moquerie, d’insulte ou d’atteinte à l’égard du prestige ou de la réputation de l’État » ou de « ses dirigeants fondateurs » y est passible de cinq ans de prison ; participer à des rassemblements publics, de trois ans d’emprisonnement. L’homosexualité y est par ailleurs proscrite.
Sur le site des Nations unies consacré à la COP28, les Émirats arabes unis rappellent que les lois locales « interdisent la diffusion […] de fausses nouvelles ou de déclarations diffamatoires verbalement ou sur les médias sociaux ». Dans un document adressé spécifiquement aux participants LGBTQ+, il est recommandé « de respecter les valeurs culturelles et sociétales » du pays, selon Ouest-France.
Un autre document, qui recommandait aux journalistes de ne pas publier d’informations pouvant « offenser directement ou indirectement le régime en place » ou « porter atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale », a également été publié le mois dernier avant d’être supprimé, rapporte Ouest-France. Il s’agirait d’un guide « obsolète ». Pas de quoi rassurer les activistes. « Aucune action, aucun événement de la société civile n’aura lieu à l’extérieur du site de la COP en raison des risques de sécurité », a affirmé Asad Rehman.