Canal Seine-Nord Europe : 2 militantes perchées dans un arbre délogées par la police
Manifestation des Soulèvements de la Terre le 11 octobre 2025, contre le chantier du canal Seine-Nord Europe. - Soulèvements de la Terre
Manifestation des Soulèvements de la Terre le 11 octobre 2025, contre le chantier du canal Seine-Nord Europe. - Soulèvements de la Terre
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À Longueil-Annel, jeudi 6 novembre au petit matin, deux militantes des Soulèvements de la Terre ont grimpé dans un arbre pour s’opposer à l’abattage d’arbres le long de l’Oise. La veille, plusieurs arbres ont été abattus le long de cette rivière du bassin parisien situé dans le nord de la France. En début de matinée, les gendarmes ont délogé les deux « écureuils ».
La raison de l’abattage de ces arbres ? Un chantier titanesque d’industrialisation permettant à des péniches de grand gabarit de circuler entre la Seine et les ports du Nord. Le projet prévoit de créer un « mégacanal » long de 107 kilomètres et doit coûter 5 à 7 milliards d’euros, engloutir 2 500 hectares de terres et affecter en profondeur le milieu naturel, alors qu’il existe déjà un canal de taille moyenne aujourd’hui sous-exploité.
« Le projet du mégacanal est une aberration »
« Le projet du mégacanal est une aberration, dénonce, dans un communiqué, l’une des militantes perchées. Il détruit notre territoire pour en faire un “hub logistique” destiné à la mondialisation, pour très peu d’emplois, et dans un secteur qui va être automatisé. »
Trois semaines plus tôt, 2 000 personnes étaient réunies pour s’opposer au projet de « mégacanal ». D’autres chantiers inquiètent les militants engagés pour le climat : l’entrepôt logistique Green Dock, en Seine-Saint Denis, le drainage de la zone humide de la Bassée, au sud-est de Paris, et la bétonisation du triangle de Gonesse, au nord de la capitale.