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Criminalisation des écologistes : FNE dépose deux plaintes auprès des Nations unies

Les plaintes ont été soumises au rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, Michel Forst.

France Nature Environnement (FNE) a annoncé avoir déposé, vendredi 22 mars, deux plaintes auprès de l’Organisation des nations unies (ONU). « Depuis Sainte-Soline, le gouvernement n’a eu de cesse de criminaliser les défenseurs de la nature et d’étouffer la démocratie environnementale, dans une logique de contrôle et de répression de la société civile », dénonce dans un communiqué la plus grosse association environnementale de France.

Elle soumet deux cas au rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, Michel Forst. Le premier concerne l’Association de protection, d’information et d’études de l’eau et de son environnement (APIEEE), qui « s’est vu retirer des financements et exclure des comités locaux de la politique de l’eau » après la manifestation de Sainte-Soline du 25 mars 2023, dénonce FNE, qui estime que l’AIPEEE paye en réalité sa mobilisation, notamment juridique, contre les mégabassines.

Un climat de violences et de répression

Le second cas faisant l’objet d’une plainte est celui de l’association Alternatiba Poitiers. Reporterre a raconté l’affaire en 2022 : le préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier, demandait à la commune de Poitiers et à l’agglomération du Grand Poitiers de retirer leurs subventions à l’association. Il estimait que la formation à la désobéissance civile qu’elle délivrait était contraire au Contrat d’engagement républicain. Ce récent dispositif est par ailleurs très décrié par le monde associatif.

FNE dénonce un climat de violences et répression croissant contre les défenseurs de l’environnement. « Rien que dans notre mouvement, depuis 2015, nous recensons plus de 50 agressions, atteintes aux biens et menaces envers nos militantes, partout en France (...). Des violences illégitimes que l’État choisit de tolérer — pire, de perpétrer, comme en ce moment contre les “écureuils” occupant pacifiquement des arbres dans le contexte des mobilisations contre le projet autoroutier de l’A69 », écrit l’association dans son communiqué.

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