123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefLuttes

De Marseille à Corseul, une multitude d’actions contre le béton

Ce weekend, dans le Tarn, 1 800 personnes ont envahi la centrale à bitume de Puylaurens, l'un des points centraux du chantier de l'autoroute A69..

Une série d’actions contre le béton se sont déroulées durant le weekend des 9 et 10 décembre dans toute la France. Coordonnées par les Soulèvements de la terre, ces actions visaient à dénoncer de l’industrie du ciment qui, si elle était un pays, serait en quatrième voire en troisième position des plus émetteurs de CO.

La centrale à béton de Val de Reuil dans l’Eure a été envahie par soixante-dix personnes du collectif La forêt de Bord. Ils dénonçaient le bétonnage des terres pour construire le futur et contesté contournement de Rouen.

Des actions coordonées contre Lafarge et le béton ont eu lieu dans toute la France. Document remis.

Le groupe de Corseul (22) a publié un communiqué de presse pour revendiquer le désarmement de la centrale à ciment de Corseul : « Nous, Hérissons, nous sommes introduits dans la centrale et avons grignoté quelques câbles […]. Cet acte est avant tout un acte d’autodéfense contre un ennemi commun, Lafarge-Holcim. »

Dans le Tarn, 1 800 personnes ont envahi la centrale à bitume de Puylaurens, l’un des points centraux du chantier de l’autoroute A69.

À Lyon, pendant la fête des Lumières. Document remis.

À Doulon (Nantes) une charpente a été amenée par des tracteurs sur des terres maraîchères menacées d’artificialisation.

Toujours vers Nantes, des militants ont approché, lundi 11 décembre, le site d’une usine Lafarge située en bord de Loire près du pont de Cheviré.

Dans le Tarn, l’action contre le bitume s’intégrait également dans le combat contre l’A69. Document remis.

En Nouvelle-Aquitaine, les manifestants se sont rendus sur une carrière liée au projet de LGV. En Bretagne, à Saint-Égrève, à Bouguenais et en Suisse, des centrales à béton ont été visitées de nuit, repeintes et désarmées par des militants selon un communiqué des Soulèvements de la Terre.

À Lyon, pendant la fête des lumières, une inscription « Lafarge + Daesh = cœur » a été projetée sur les ponts.

À côté de Marseille, une dizaine de militants se sont baignés dans la carrière de l’usine Lafarge à Malle, attenante à la cimenterie de Bouc-Bel-Air. Ce site avait été envahi par des centaines de personnes en décembre 2022. Une action qui avait donné lieu à une forte vague de répression contre le mouvement écologiste.

De nombreux messages de soutien ont d’ailleurs été adressés aux personnes mises en cause par les enquêteurs durant ces journées de mobilisation.

legende