Alimentation : 117 associations appellent à enfin publier la stratégie nationale
La vision de l'État pour la consommation de viande est au cœur des discussions sur la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Bernard Blanc
La vision de l'État pour la consommation de viande est au cœur des discussions sur la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Bernard Blanc
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Il est crucial de publier une Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc) ambitieuse. C’est l’appel lancé le 23 septembre par 117 associations (patients, professionnels de santé, organisations écologistes...) dans une lettre ouverte adressée à Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre.
Alors que la Snanc devait être publiée en juillet 2023, elle ne l’est toujours pas. « Chaque mois de retard accroît les coûts écologiques, sanitaires et sociaux de l’inaction. Mais vous avez aujourd’hui l’opportunité d’y remédier », interpellent les ONG, qui dénoncent le recul des précédents gouvernements face aux pressions de certains lobbies du secteur agroalimentaire.
Un consensus balayé par le cabinet de François Bayrou
L’un des points d’achoppement est la consommation de viande. Alors que les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique étaient finalement parvenus à un accord pour introduire la notion de « réduction » ou de « limitation » de la consommation de viande, le cabinet de François Bayrou, a balayé ce consensus quelques jours avant son départ de Matignon.
« Inscrire dans la Snanc une trajectoire claire de réduction de la consommation de viande n’est pas une option : c’est une nécessité », écrivent les signataires. Ils regrettent également que les recommandations alimentaires du Programme national nutrition santé (PNNS 4) et la notion d’aliment « ultratransformé » aient été supprimées dans la dernière version du texte.
Ils appellent également à interdire la publicité et le marketing pour les produits trop gras, trop sucrés et trop salés, notamment lorsqu’ils ciblent les enfants, et rendre obligatoire l’affichage du Nutri-score sur tous les emballages et les supports publicitaires.